Robert Doisneau était un humaniste et Paris son « terrain de jeux » : il aimait y flâner et s’y perdre.

Pendant plus de cinquante ans, il n’a cessé de photographier avec complicité le Paris populaire, celui des bistrots, des titis parisiens et des gamins des rues.

Il était, selon son expression, comme « un platane sur lequel le chien vient uriner » : il était présent sans vraiment l’être.

Il ne chassait pas l’image : il la cueillait.

De ses photos se dégage une grande tendresse, étant toujours parvenu à capter l’émotion à l’instant précis.

Il est normal que cette ville qu’il chérissait tant lui rende hommage, ce qu’elle fait à l’Hôtel de Ville en exposant ses plus beaux clichés jusqu’au 17 février.

Cher Robert Doisneau, vous qui étiez amoureux de Paris, « Paname » revit grâce à vous, comme revit le souvenir de votre visite au Taillevent en compagnie de Roxane D…

Vous lui avez arraché des mains son petit Olympus et en un clin d’œil, avec ce qui était loin d’être un Leica, vous avez fait d’une scène banale, d’une scène de vie ordinaire, une photo qui pourrait figurer aux côtés de vos chefs d’œuvre les plus connus.